Lorsque j’ai mis mon cours en ligne REVENU+ pour accompagner les salariés comme les indépendants à devenir des web entrepreneurs à succès, j’ai constaté que la majorité des retours portaient sur les questions que je considérais “périphériques”...

Après tout, quand vous vous lancez dans une telle initiative, vous pensez former les futurs proentrepreneurs à concevoir un produit de qualité, à monter un site web irréprochable, à ajuster tel détail, ...etc. C’est cela qui vient naturellement.

Jusqu’à ce que vous constatiez que les questions de gestion de temps reviennent. Que le souci de la perfection inhibe totalement l’action de certains et les entraînent à se remettre sans cesse en question, à repousser toujours la date de lancement de leur site web. Comme je l’ai dit plus haut, si vous n’avez pas confiance en vous, vous n’allez pas inspirer confiance. Et sans confiance, fin de votre aventure de web entrepreneur.

Abordons quelques points pour vous redonner confiance, pour ceux qui sont en déficit de confiance.

EXCUSE N°1 : Le temps qui manque...

Ma réponse était et est toujours pareille : consacrer juste UNE (01) HEURE PAR JOUR CHAQUE JOUR.

Le livre "TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE", c’est une heure par jour chaque jour pendant trois mois. Le cours en ligne REVENU+, c’est une heure par jour chaque jour pendant deux mois, puisque je me suis appuyé sur le livre pour concevoir le cours vidéo.

Une fois le livre et le cours disponibles à la vente, le business fonctionne en mode automatique. Vous n’avez plus besoin d’efforts soutenus. Vous vous contentez d’encaisser et jouir de cette nouvelle source de revenus.

Lorsque vous êtes web entrepreneur, vous multipliez vos sources de revenus. Alors, une telle opportunité juste pour une heure de temps par jour pendant maximum six (06) mois, ce n’est pas cher payé comparativement au minimum de huit (08) heures par jour demandé par le boulot. D’ailleurs, j’ai dû faire six (06) mois parce qu’il a fallu maîtriser Camtasia pour l’enregistrement des cours vidéo, disposer d’un microphone et d’autres détails nécessaires pour le cours. C’est la raison pour laquelle mon cours en ligne définit un parcours de trois mois pour disposer d’un site web avec votre livre et cours car j’ai simplifié tout le processus, avec juste UNE HEURE à consacrer chaque jour tous les jours. Je dis bien TOUS LES JOURS. Lorsque vous servez la même chose au cerveau tous les jours, vous verrez qu’il vous donnera de plus en plus au fur et à mesure que le temps passera. Une heure passée deux mois après le début du projet n’est pas pareil à la même une heure du début.

Employé d’une entreprise, je me lève très tôt le matin pour affronter les embouteillages et après moult épreuves, j’arrive au boulot vers 8h. Et en ressort à 17h pour emprunter le chemin de retour et rejoindre les miens autour de 19h en soirée. Entre le “mini-repos”, le repas du soir et quelques obligations familiales, il faut rejoindre le lit au plus tard à 23h pour reprendre le même train le lendemain. Ceci de Lundi à Vendredi. Et le week-end n’est pas de tout repos. Il y a la famille qui vous réclame, des amis à visiter, des sorties, des achats et surtout le sport pour garder une bonne condition physique. Dans ce cas, où trouver du temps pour consacrer à un blog, à un cours en ligne ou autres ? Même s’il faut exploiter la pause midi, je n’ai aucun remords.

Longtemps, moi aussi j’ai été tiraillé par cette équation qui ne trouvait pas de solution et conséquemment, j’ai commencé à lire tout ce qui me passait sous les yeux pour trouver une parade. La méthode GTD (Getting Things Done) de David Allen ? J’ai essayé sans succès. La technique Pomodoro de Francesco Cirillo ? Pas de succès. Je me suis tourné vers les coachs célèbres pour une solution : Brian Tracy et sa méthode ABCDE, Tony Robbins avec son RPM (Rapid Planning Method) ? Rien de ce côté là.  Je vous épargne la longue liste de “méthodes” de gestion du temps qui ont eu leur gloire du moment pour mourir après, afin de céder la place à une autre avec son lot d’adeptes, plein de transfuges de l’ancienne méthode passée aux oubliettes.

Si vous avez suffisamment de temps libre, vous pouvez constituer une solide bibliothèque de documents et guides de gestion du temps sur le web. Vous allez subir le même effet que j’ai subi : émerveillement à la lecture, application pendant une semaine et abandon, ou du moins pour être plus précis, migration vers une autre méthode ou technique. Vous allez migrer de méthode en méthode, de technique en technique, télécharger telle application qu’on dit meilleur pour la gestion du temps pour désinstaller après quelques semaines. Et réinstaller une autre. Vous allez tourner en rond pendant des semaines, mois et années pour finalement vous décourager et reprendre le même train quotidien sans vous soucier, épuisé par tous les échecs. Échecs que vous allez diriger vers vous en disant qu’après tout, ce projet peut attendre le bon moment, quand je serai “libre” comme les autres. Mais vous ne serez jamais libre. Les jours vont passer, les semaines, les années, les décennies et le même refrain va tourner en boucle dans votre cerveau : “la prochaine fois que je prends mes congés, je gère ce projet”.

J’ai été aussi soumis à cette expérience et croyez-moi, j’ai parcouru pendant plus de cinq (5) années les blogs, guides, livres, tutoriels, vidéos, coaching, etc. Jusqu’à ce que je tombe sur le livre “The ONE Thing” de Gary Keller et Jay Papasan. C’est un livre EXTRAORDINAIRE et je pèse bien les mots. Bien qu’il y ait une traduction en français, je recommande toujours de lire la version originale. Non pas que j’ai quelque chose à redire sur une traduction que je n’ai pas lue mais mon expérience de lecture pour plusieurs livres dans les deux langues m’a appris à me méfier des traductions. Il y a des tournures de langue qui passent difficilement d'une langue à une autre.

D’ailleurs, je n’ai pas été surpris du succès de ces deux (2) auteurs puisqu’ils ont passé récemment la barre d’un (1) million d’exemplaires vendus. Normal, ce sont des entrepreneurs, notamment Gary Keller, l’auteur principal qui s’est fait un nom dans l’immobilier. Écrit par des professionnels au temps chargé pour des professionnels au temps chargé comme vous, ce livre vous est destiné. Pour ceux qui ont des soucis avec la langue anglaise ou qui n’ont pas le temps de s’adonner à 240 pages de lecture, le message principal est tout simple : pour avoir des résultats époustouflants, faites juste une seule chose (d’où ONE THING, le titre du livre) pendant une période de temps bien calée TOUS LES JOURS. D’ailleurs, le conseil d’UNE (01) HEURE PAR JOUR CHAQUE JOUR résume l’essence de tout ce qui a été écrit dans ce livre. Laissez une goutte s'échapper de votre robinet avec une bassine en dessous et revenez après des heures. Vous serez surpris par le niveau d'eau de la bassine. C’est le même principe.

Après la gestion du temps, vient un autre blocage fort aussi important : ce qui est communément connu par syndrome de l’imposteur.

EXCUSE N°2 : Le syndrome de l’imposteur

Nombre d’employés me posent toujours la même question : je ne sais pas quel produit vendre… Et moi de demander un jour à l’un, que je vais appeler pour la circonstance Paul :

(Moi) : “Quelle est ta fonction dans l’entreprise, n’y a t-il pas un domaine sur lequel tes collègues te demandent de l’aide ? tes amis ? tes connaissances ? Quelle est l’expertise, le domaine de connaissance sur lequel s’appuie ta fonction actuelle ?

(Paul, tout souriant) : “Je suis sollicité énormément pour EXCEL, je suis un as d’EXCEL

(Moi) : “Pourquoi ne pas faire un cours sur EXCEL

(Paul) : “Ah non ! C’est une blague. Avec toutes les ressources gratuites qu’il y a sur Internet ? Moi-même je me suis formé en grande partie avec ces ressources gratuites…

(Moi) : “OK mais je suis sûr que tu as fait des recherches à Google et tu as vu que des formations payantes existent aussi malgré l’abondance de ressources gratuites

(Paul) : “Oui mais ce sont des gens certifiés !

(Moi) : “OK, si je remets en question ta dernière réponse en avançant qu’il n’y a pas que des certifiés, tu diras que je prends les raccourcis faciles. OK. Je vais donc te poser une question simple : penses-tu que tes amis, collègues qui te demandent de l’aide ne savent pas aussi chercher comme toi ? Pourquoi il préfère te voir au lieu d’aller chercher les ressources gratuites ?

(Paul, après un silence) : “Heu...Certains cherchent mais ne comprennent pas souvent. Alors ils ont besoin d’explications. D’autres ne savent pas faire une recherche sur Internet ou ne veulent pas parce qu’ils estiment gagner plus de temps en m’attrapant à côté. De toute façon, ça ne me gêne pas car leurs questions me permettent de me perfectionner encore plus

(Moi) : “Tes collègues et amis t’ont déjà demandé un jour si tu étais certifié ?

(Paul) : “Non

(Moi) : “OK. Tu vois donc que ce que les gens attendent, ce n’est pas une certification. C’est qu’on résolve leurs problèmes. Parmi tes collègues, les demandes viennent beaucoup plus de quel département

(Paul) : “Les commerciaux

(Moi) : “Pourquoi ne pas commencer à noter avec précision et détails chaque demande faite par ces commerciaux ? Cela pourrait te permettre de dégager un plan pour un cours d’EXCEL POUR COMMERCIAUX, si tu estimes que le champ de formation à EXCEL est saturé. Tu pourrais t’essayer à une segmentation verticale, par fonction…

Ce qui est appelé “syndrome de l’imposteur” est en réalité un doute, un doute sur nos compétences, nos réalisations, nos capacités. Quelle que soit la littérature que vous allez lire sur Internet, le doute en est le dénominateur commun.

Pourquoi notre ami Paul doute de sa capacité à enseigner à travers un cours en ligne payant sur EXCEL alors qu’il le fait d’une manière ou autre en apportant du support à ses amis et collègues ? Parce qu’il se compare aux certifiés. Le seul fait de se comparer et de croire que les cours payants sont limités aux certifiés a fermé toutes les portes.

Pourquoi hésiter alors qu’il pratique sur EXCEL depuis plus de dix (10) ans et s’il est un bon employé et ses rapports sont appréciés, sa performance ne faisant aucun doute, pourquoi ne pas croire que c’est aussi en partie grâce à sa maîtrise d’EXCEL qu’il y arrive ?

Un cours sur EXCEL par un « non certifié » …Près de 580 participants avec une note de 4,7 sur 5. Allez à UDEMY observer les meilleures ventes et dénombrez les certifiés…

Si vous êtes dans le même cas et vous attendez que quelqu’un vous donne l’onction pour aider les autres à résoudre leurs problèmes, vous n’avez pas en main le bon livre. Car c’est de ça qu’il s’agit : un web entrepreneur est là pour résoudre les problèmes. Lorsque vous proposez un cours sur EXCEL, SAGE, SAP, le DÉVELOPPEMENT WEB, l’ANALYSE FINANCIÈRE ou la COMPTABILITÉ, c’est pour résoudre les problèmes de ceux ou celles qui sont butés sur EXCEL, SAGE, SAP, ...etc.

Lorsqu’un utilisateur critique votre cours, ce n’est pas vous qu’il critique. Votre cours ne lui a rien apporté par rapport à son attente, par rapport à ses problèmes. Retenez que lorsque vous pouvez résoudre les problèmes, vous êtes parfaitement qualifié pour être web entrepreneur.

Vincent ne va pas attendre d’être certifié en organisation de mariages pour rédiger son guide d'organisation des mariages. En vingt ans de pratique, d’organisation de mariages, il a suffisamment d’autorité et de matériaux pour concocter un guide.

Il n’y a pas que le temps ou l’expérience qui sont invoquées comme limites. Certains employés ne savent pas par où commencer.

EXCUSE N°3 : “Je ne sais pas par où commencer”...

Je me répète toujours en affirmant que si vous, en tant que web entrepreneurs, ne savez pas par où commencer, cela veut tout simplement dire que vous n’avez pas définir VOTRE AUDIENCE, VOTRE PUBLIC, VOTRE NICHE. Une fois que vous avez défini votre audience, vous savez automatiquement par où commencer. C’est pour cela que la première partie de mon livre "TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE"  porte sur l'audience. C'est la base de notre pyramide du succès.

Prenons mon exemple. J'ai une cible bien claire, les employés et indépendants ayant une expérience solide, agents de maîtrise et cadres moyens (maîtrisant conséquemment l’outil informatique), entre 30 et 45 ans, femmes comme hommes, et voulant devenir web entrepreneurs.

Mon objectif est de transformer un employé en web entrepreneur.

Le point de départ, c’est “employé” et le point d’arrivée est “web entrepreneur”.

Entre les deux, il y a une série d’étapes que doit franchir l’employé pour terminer sa course. Je ne dis pas que toutes les étapes étaient tracées et arrêtés. Il a fallu que je passe par plusieurs séances de réflexion pour avoir une vue générale de ce qu’il fallait faire.

Qu’est qu’il faut à un employé pour devenir web entrepreneur ?

Il lui faut :

  • Une cible ou audience,
  • Un produit,
  • Un espace pour proposer son produit à sa cible, donc un site web…

C’était le premier résultat, la première proposition. Après, lorsque vous échangez avec les gens, vous constatez que l’état d’esprit rentre en compte...les gens n’ont pas assez de temps.

Il faut noter que c’est une vue d’ensemble.

Par exemple, dans “cible”, vous devez découper encore.

Une fois ce travail fait, vous savez toujours où commencer.

Prenons le cas de notre ami Vincent. Il a une cible, de jeunes couples fiancés à la recherche d’informations pour un excellent mariage. Vincent se met tout simplement à la place d’un jeune couple. Seulement, le cas de Vincent est un peu plus compliqué parce que l’approche de l’homme et de la femme peut diverger.

EXCUSES N°4 : “Je n'ai ni expérience, ni équipement, ni logiciel…

Ce genre d'excuse ne passe pas.

Il n’y a jamais eu meilleur moment pour entreprendre sur le web. Si vous n’avez pas un logiciel de traitement de texte, Google Docs est là, disponible gratuitement. Ce livre est écrit justement sur Google Docs car je peux accéder à mon document n’importe où. Mes schémas sont faits à partir de Draw, disponible lui aussi gratuitement. En dernière partie du "TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE" et dans l'article GRATUIT "Les OUTILS du Proentrepreneur", vous avez une liste complète avec liens inclus de sites où vous pouvez atteindre vos objectifs sans débourser un sou : logos, images d’illustrations, enregistrement de vidéos, captures d’écran, etc. Tout y est.

Bien sûr, il y a des points sur lesquels vous êtes obligé de passer à la caisse, comme l’hébergement du site ou un micro pour mieux enregistrer votre voix mais ce sont des charges “acceptables”. Un an d’hébergement pour un site Wordpress vous coûte moins de 100 euros, de même que le micro pour un screencast (enregistrement d’écran) est aussi à moins 100 euros. Pour un début, vous n’allez pas débourser plus de 300 euros. C’est peu comparativement au potentiel de revenus.

Concernant l’expérience, je l’ai apporté au point précédent, sur le syndrome de l’imposteur. Si vous pouvez aider une, deux, trois...dix personnes, c’est que vous pouvez en aider des milliers dans le même problème.

EXCUSE N°5 : La peur...

Parfois, toutes les raisons citées plus haut et d’autres raisons non citées ici masquent une même et unique cause : la peur.

Mais de quoi as-tu peur ?

C’est la question que je pose habituellement à ceux qui souscrivent à mon cours. Ils sont motivés. Ils ont acheté le livre, souscrit au cours, ils ont même commencé à concevoir leur produit mais ils ne franchissent pas le dernier cap. Pourquoi ?

La peur est une étape normale dans le processus de changement. Vous êtes employé et vous voulez ajouter une autre casquette en tant qu’entrepreneur. Vous êtes sous le feu des projecteurs. Vous assumez votre expertise. Vous devez assumer votre nouvelle identité et ne pas faire de retour en arrière. Moi-même, j’ai vécu cela et rien qu’en pensant au lancement de mon site, j’avais les mains moites. Mais cela ne m’a pas empêché d’avancer. Il fallait que je réussisse ce projet. J’avais mis bien trop de projets au placard pour en rajouter un autre. Il faut se décider une fois. Si vous avez déjà acheté le livre, c’est que vous le voulez. Et que vous le pouvez.

Bien qu’il me soit impossible de citer toutes les raisons qui empêchent le passage à l’action, j’aimerai terminer par un point très IMPORTANT : le perfectionnisme.

EXCUSE N°6 : Le “perfectionnisme”

Avez-vous déjà commencé des projets qui ne finissent jamais ?

Avez-vous déjà planifié, programmé des tâches, des formations, des sorties qui n’ont jamais été concrétisé ?  

Vous programmez écrire un livre et le publier dans six (06) mois mais deux (02) ans après, le livre n’est pas toujours sorti. Vous le révisez chaque fois, avec la peur au ventre de ne pas avoir bien fait, de ne pas avoir abordé tous les contours du sujet, de ne pas…etc. Vous voulez que votre travail soit parfait, irréprochable.

On le sait, le perfectionnisme est un frein à l’actionLes raisons ne manquent pas :

On attend le bon moment pour se lancer.
On attend les moyens adéquats pour se lancer.
On attend la méthode révolutionnaire pour agir.
On attend…

Il y a toujours une raison pour attendre.

Aucune œuvre n’est parfaite pour attendre mais le problème est qu’on ne sait jamais quand s’arrêter… Tout le monde a le souci de bien faire, de donner le meilleur de soi, d’offrir au monde le maximum. Ce souci peut mener à une bouche sans fin où on cherche toujours à corriger les petits détails : ce qui amène un projet à s’éterniser et à mourir à l’état embryonnaire.

Toute activité humaine est perfectible. Donnez le meilleur de vous, les critiques vous permettront d’améliorer pour avoir encore quelque chose de meilleur, de parfait.

Avant de refermer cet article, j’aimerai insister sur la préparation mentale qui est très importante, bien plus que la préparation physique qui porte sur deux points :

  • Le sommeil en premier car bien dormir joue sur votre énergie et vous en aurez besoin pour tenir à la fois votre famille, le boulot et le projet.
  • Le sport car étant en position assise permanemment, il faut penser à tonifier le corps au moins deux (02) fois par semaine.

Vous pouvez vous rapprocher des spécialistes et chercher la documentation sur le web pour ces deux points sur la préparation physique. Pour la préparation mentale, c’est un autre volet.

CONCLUSION : Contourner les excuses par la préparation mentale

La préparation mentale est fort importante.

La première fois que j’ai senti toute son importance, c’est le jour où un de mes collègues a découvert mon premier blog, dpetga, qui est toujours opérationnel. Il m’en a parlé et était bien surpris que j’administre un blog. Ce que je prenais juste pour un blog, quelque chose de très simple à créer, est apparu différemment aux yeux de ce collègue, qui en a parlé à un collègue, et puis un autre, et un autre. A la fin, une bonne partie de la boîte a visité mon blog et la semaine qui suivait, j’ai été taxé de tout, chacun y allant de son goût : “l’informaticien”, “le chercheur”, “le hacker”, ...etc. Et moi je faisais la moue, bien surpris par de telles réactions. Nombre de collègues m’ont approché pour savoir comment j’avais fait. Ils étaient eux aussi intéressés et avaient, paraît-il, de tels projets depuis mais ne savaient pas comment s’y prendre. Les louanges, taquinements, étonnements, titillements et autres ont duré près d’un (01) mois et après, tout est revenu comme avant.

Première règle de préparation mentale : Faites moins attention à ce que les gens vont penser.

En tant qu’employé, si vous décidez d’être web entrepreneur et que vous êtes dans la même situation et qu’on vous demande, comme on me l’a demandé, pourquoi vous faites “tout cela”, répondez tout simplement qu’une retraite en coaching ou consulting ne serait pas mal et que vous voulez bien faire quelques erreurs, essayer des choses maintenant et qu’au fond, ce n’est qu’une expérimentation et rien d’autre.

Au fond même, il s’agit effectivement d’une expérimentation car vous n’avez pas toutes les réponses au début. Lorsque vous envisagez de rédiger votre guide sur Ms EXCEL ou un cours sur Javascript, ou autres, rien n’est facile au début et c’est tout à fait normal parce que vous n’avez jamais fait ça.

Deuxième règle de préparation mentale : Acceptez la difficulté des débuts.

Le premier pas est plus important que la marche. Un enfant de quatre (04) ans, le pas habile, marchant et courant dans tous les sens dans une cour de récréation avec ses camarades, a déjà oublié toutes les difficultés de ses premières heures de marche. Même comme quelques cicatrices de blessures et d’écorchures jalonnent ses jambes, il a oublié ses premières hésitations, le pas lent et mal assuré, la peur à chaque fois que le pied rencontrait un surmontement de terrain ou d’obstacle indéfini, l’équilibre qui ne tenait pas et qui obligeait à ne se déplacer que dans des zones dotées de multiples appuis, les nombreuses chutes, les pleurs et parfois même des fractures.

Qui se rappelle de cela une fois que la marche devient “naturelle” ? C’est comme si nous marchions depuis que nous sommes nés. Ce qui est déjà acquis s’oublie facilement. Non seulement on banalise cet acquis, mais on oublie tout le chemin et les épreuves qu’il a fallu pour obtenir, avoir cet acquis. Parfois, c’est nécessaire d’oublier pour passer à autre chose, ambition oblige. Parfois aussi, c’est nécessaire de penser, de se remémorer ce chemin pour surmonter une difficulté qui se présente à nous.

Les débuts seront difficiles mais si vous pliez sans rompre, vous serez bien debout à la fin de la tempête. La difficulté ne concerne pas seulement le projet mais l’insertion de ce projet dans un emploi de temps que vous avez huilé pendant de nombreuses années. Vous avez déjà organisé votre journée et tout marche comme sur des roulettes. Conséquemment, lorsqu’il va falloir trouver du temps à allouer pour écrire votre prochain livre à succès, votre formation à succès, sachez qu’il va falloir faire des sacrifices, du moins pour un certain temps, juste le temps de terminer.

Troisième règle de préparation mentale : Préparez-vous à faire des sacrifices.

En réalité, ce n’est pas du sacrifice, c’est un investissement. Vous investissez votre temps, vous capitalisez votre expérience, votre expertise pour le mettre au service du plus grand nombre.

AVERTISSEMENT : NE QUITTEZ PAS VOTRE BOULOT

Lorsque j’ai décidé d’être web entrepreneur, la religion prônée sur Internet était de quitter son emploi pour le blog. Les histoires pullulaient à gauche et à droite avec les “J'ai gagné 10 000 euros en une semaine”...

J’ai toujours trouvé que c’était l’une des idées les plus stupides qui soient et pour vous dire vrai, c’est l’une des raisons qui avait fait germer le projet actuel.

Si vous parcourez nombre de blogs ou sites personnels, vous observez une diabolisation du travail sur le web. Et à travers cela, ces blogs vendent un style de vie qui, dans l’imaginaire, anime naturellement tout être humain. Tout le monde rêve de ne plus être soumis aux difficiles horaires de boulot, tout le monde rêve de ne plus travailler, de gagner d’énormes sommes d’argent, de passer plus de temps à la plage, en famille et surtout de faire vraiment ce que l’on aime comme activité. Je le répète, cela trône dans l’imaginaire de chacun.

Pour arriver à leurs fins, ces blogueurs mettent en scène ce style de vie en présentant des photos où ils se pavanent à la plage et vous orientent tout en bas vers une « formation » ou un « livre » où il sera question de vous montrer le « secret » qui leur a permis de se « libérer » de leur boulot et d’être « indépendant » financièrement.

J’ai tellement vu ces annonces et je dois l’avouer, cela m’a fait sourire au début, seulement au début. Et plus le temps passait, et plus je constatais que ces entrepreneurs de l’imaginaire florissaient dans leur business. Vous voyez les mêmes aujourd’hui et trois ans plus tard, vous les revoyez revendant leurs mêmes sauces, sans que personne ne se pose la question de savoir comment un secret diffusé n’a pas permis l’éclosion d’autres indépendants, d’autres « libérés » du boulot.

C’est tout simplement l’exploitation de la volonté de tout un chacun d’être indépendant financièrement et professionnellement.

J’ai toujours été clair : N’ABANDONNEZ JAMAIS VOTRE BOULOT. Même si vous avez pour ambition de créer votre propre entreprise, le web vous offre un formidable champ pour gagner en expérience, des essais et erreurs à moindre coût. L’emploi vous offre une stabilité financière qui met votre famille et vos proches à l’abri de vos essais et erreurs. Il y a bien des histoires de personnes qui ont quitté leur boulot et réussi sur Internet. Sauf que vous ne verrez pas d’histoires de ceux qui n’ont pas réussi et se sont retrouvés dans la rue… Et ils sont bien plus nombreux que vous le croyez. NE QUITTEZ PAS VOTRE BOULOT.

Bronnie Ware a écrit un livre au titre très évocateur, “The Top Five Regrets of the Dying: A Life Transformed by the Dearly Departing” ou pour la version traduite “Les 5 regrets des personnes en fin de vie ». Ce livre est rapidement devenu un bestseller et a depuis été traduit en plusieurs langues.

Bronnie Ware est une infirmière australienne qui a passé de nombreuses années à accompagner des patients en fin de vie et n’a retranscrit que son vécu.

Je vous présente la liste des cinq regrets que Bronnie Ware cite, en fait ceux qui reviennent le plus souvent :

  1. J’aurais aimé avoir eu le courage de vivre une vie fidèle à moi-même et non pas la vie que les autres attendaient de moi
  2. J’aurais aimé ne pas avoir à travailler si dur
  3. J’aurais aimé avoir eu le courage d’exprimer mes sentiments
  4. J’aurais dû rester en contact avec mes amis
  5. J’aurais dû profiter plus de la vie et être plus heureux

Ces regrets ont une SOURCE PRINCIPALE : le manque de temps, du temps qu’on consacre entièrement à notre emploi.

Si vous avez un emploi prenant et pesant, où vous sortez tôt le matin pour aller affronter les embouteillages et vous rentrez tard dans la soirée pour en affronter d’autres, vous êtes lessivé à la fin de la semaine et il y a toujours peu de temps pour votre famille, peu de temps pour vos amis et surtout, peu de temps pour vous-même, vous n'êtes pas loin de le regretter un jour.

Bien sûr que vous pourrez toujours vous consoler en disant qu’après tout, ce sacrifice, c’est pour votre famille. Il y a bien à manger et à boire à la maison, et l’équilibre de votre famille et votre équilibre repose sur cet emploi. Cet argument a sa place et ne peut être discuté.

Mais l’un des paradoxes de la vie est justement cela : plus vous vous battez pour votre famille, plus vous donnez tellement pour cet emploi, plus cela finit par vous noyer et vous éloigner sans cesse de votre famille. On ne peut pas opposer le travail à la famille. Les deux vont ensemble mais quand on n’y fait pas attention, l’un prend le pas sur l’autre et le plus souvent, c’est le travail.

Un autre paradoxe, plus vous vous donnez dans ce travail, plus vous avez l’impression d’être « sous-utilisé », que tout votre potentiel n’est pas déployé et les procédures mises en place dans l’entreprise vous compriment et vous êtes condamné à stagner en deçà de ce que vous estimez être capable de faire.

Vous attendez une promotion en espérant avoir la capacité de faire plus ? Elle viendra sûrement mais vous allez en attendre une autre qui, d’après vous, vous permettra de dégager le nœud gordien de la hiérarchie qui vous empêche d’exprimer tout votre potentiel.

Pourquoi se sacrifier autant et risquer sombrer dans l’un des cinq regrets de Bronnie Ware alors qu’on n’exprime pas pleinement notre capacité, notre savoir, notre expertise ?

Internet offre l'opportunité de résoudre ces paradoxes.

Laisser tomber vos excuses et lancer vous définitivement en entreprenant sur le web. Comme je le répète à tous les proentrepreneurs, Le réel pouvoir, c'est avoir plus d'options.

N'hésitez pas à vous lancer !

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